Marie-Pierre Terrien – principales publications
* OUVRAGES
Richelieu : la ville et le château
RICHELIEU, le cardinal-ministre, sa cité idéale, son héritage, Editions La Simarre, 2021, 248 p. En vente en librairie et sur ce site.

Malgré les vicissitudes du temps, la cité idéale de Richelieu, impassible, traverse les siècles. Avec son magnifique parc, dont l’atmosphère rappelle la splendeur de son palais disparu, elle constitue non seulement un témoignage exceptionnel de l’urbanisme du XVIIe siècle, mais aussi un lieu chargé d’histoire, qui porte l’empreinte des ducs de Richelieu.
Cette ville nouvelle conçue de manière très novatrice est le reflet de son fondateur, le cardinal de Richelieu, homme d’avant-garde dans de nombreux domaines. à la mort du Cardinal, ses héritiers ont eu la lourde responsabilité de préserver et de faire fructifier l’œuvre de leur aïeul.
Mieux faire connaître la ville de Richelieu, son fondateur qui reste auréolé de légendes, ainsi que le rôle de ses héritiers, tel est l’objectif de cet ouvrage complet sur le cardinal-ministre, sa cité idéale et son héritage
Richelieu, histoire d’une cité idéale (1631 – 2011), Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2011 (collection Art et sociétés), 254 p. Compte-rendu de l’ouvrage en ligne : https://journals.openedition.org/abpo/2355 – en vente en librairie –

La cité idéale de Richelieu, dont le destin semblait lié à son fondateur, était-elle viable après sa mort en 1642 ? Au XVIIIe siècle, la cité reste sous la protection des ducs de Richelieu, qui souhaitent conserver l’unité du programme architectural réalisé par leur ancêtre. Mais à la Révolution, une profonde césure survient dans le cours de cette histoire que rien ne semblait devoir troubler. La ville perd ses privilèges, désormais contraires aux nouveaux idéaux. La municipalité assiste impuissante à la vente du château en 1805, puis à sa destruction par son acquéreur Alexandre Bontron. La population est privée de ses fontaines, ressource de première nécessité. Les différents maires qui se succèdent à Richelieu après la Révolution ne vont pas ménager leur peine pour sauver la cité du Cardinal, menacée alors de disparaître avec son château…
Le château de Richelieu (XVIIe – XVIIIe siècles), Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2009 (collection Art et sociétés), 224 p. (en collaboration avec Philippe Dien, généalogiste) – en vente en librairie –

Si l’histoire du château de Richelieu au XVIIe siècle est bien connue, en revanche, peu d’historiens se sont jusqu’à présent penchés sérieusement sur le devenir de ce magnifique palais au XVIIIe siècle. C’est la correspondance inédite entre l’arrière petit-neveu du Cardinal Louis-François-Armand de Vignerot (1696-1788), son surintendant Jean Jahan (1677-1755) et son secrétaire Jean-Baptiste de La Landelle (mort en 1735) qui a permis de connaître ses secrets. Ces lettres nous informent, avec une grande précision chronologique, des transformations effectuées dans le château de Richelieu, ainsi que de l’aménagement des jardins et du parc. Grâce à cette correspondance, dont une partie est retranscrite dans la deuxième partie de cet ouvrage, il est désormais possible de décrire la transformation du château de Richelieu à l’époque des Lumières pour elle-même, en tant que reflet de l’expression artistique du XVIIIe siècle.
Richelieu. La ville et son château, des origines à nos jours
Cholet, Éditions Pays et Terroirs, 2016, 112 p. En vente sur ce site.

Ouvrage de synthèse sur l’histoire de la ville et le château de Richelieu.
The ideal city and the château of Richelieu, Cholet, Editions Pays et Terroirs, 2008, 184 p. (traduction Howard Copping). En vente sur ce site.

At the beginning of the seventeenth century, in the location of today’s park of Richelieu, was located a castle built by the ancestors of the Cardinal, in a place called Richeloc. Attached as he was to the family house where he had passed part of his childhood, the Cardinal decided to enlarge the property in about 1625. The former Bishop of Luçon had been promoted to Cardinal in 1622, and then in 1624 he entered the King’s service as First Minister. The dwelling of his forebears no longer corresponded to his new situation, and his political rise propelled him to towards an ambitious building project, capable of rivalling the most beautiful residences of his age. Furthermore, he took on the construction of a town on an almost virgin site. The Cardinal wanted to found an Ideal City, grandiose and unique, that would carry his name. If today the château has been destroyed, the town has remained more or less intact, just as it appeared in the seventeenth century. In contrast to other new towns of the same period, Charleville and Henrichemont, which have been over-built by later constructions, the town of Richelieu constitutes a unique example of the urbanism of the era. It has retained a complete urban ensemble, very little transformed. Furthermore the town of Richelieu and its château, linked as they are in the same design and both born of the Cardinal’s ambition, show some interesting details with reference to other urban models; both those prior to it and now to contemporary designs. This treatise hopes to put into prominence the originality of this innovative and ambitious conception, inspired by the architecture and spirit of Antiquity. Ancient Rome had become, since the Renaissance, the city of reference.
La cité idéale et le château de Richelieu, un programme architectural savant, 2003, rééd. 2006, Cholet, Editions Pays et Terroirs, 160 p. En vente sur ce site.
Attaché à la maison familiale où il avait passé une partie de son enfance, le cardinal décida vers 1625 de l’agrandir. En effet, en 1622, l’évêque de Luçon fut promu Cardinal, puis en 1624 il entra au service du Roi comme principal ministre. La demeure de ses ancêtres ne correspondait plus à sa nouvelle situation et son ascension politique le poussa à un projet ambitieux, capable de rivaliser avec les plus belles demeures de son époque Bien plus, il entreprit de construire une ville, sur un terrain pratiquement vierge. Le Cardinal voulait fonder une « cité idéale », grandiose et unique, qui porterait son nom… Si le château a été détruit, la ville est restée quasiment intacte, telle qu’elle se présentait au XVIIe siècle. Contrairement aux autres cités nouvelles de la même époque (Charleville et Henrichemont), qui ont été fondues dans les constructions postérieures, la ville de Richelieu constitue un exemple unique d’urbanisme de cette époque. Bien plus, la ville de Richelieu et son château, liés dans un même programme et nés de l’ambition du Cardinal, présentent des particularités saisissantes par rapport aux modèles urbains antérieurs et contemporains. Cet ouvrage se propose de mettre en valeur l’originalité de ce programme novateur et ambitieux, inspiré par l’architecture et l’esprit antiques. La Roma antiqua était en effet devenue, depuis la Renaissance, la ville de référence.
Le cardinal de Richelieu
Richelieu vu par ses contemporains,
Cholet, Éditions Pays et Terroirs, 2014, 216 p + livret d’illustrations 40 p. En vente sur ce site.

Lorsque Richelieu entre au Conseil du Roi en 1624, sa tâche s’annonce difficile. Pour redresser la situation de la France et restaurer la grandeur de la monarchie française, il doit se battre sur tous les fronts. Il est alors soutenu par Marie de Médicis, dans son projet de voir refleurir les lys du royaume de France. Mais l’homme à la poigne de fer se fait aussi rapidement beaucoup d’ennemis, car son programme dérange. Attaqué de toutes parts, il est la cible des critiques, des intrigues et des tentatives d’assassinat. Mi-ange mi-démon, il est comparé à Janus, le dieu aux deux visages.
Aujourd’hui, bien qu’il ait été réhabilité par de nombreux historiens, le cardinal-ministre reste encore suspect à un large public. Il est souvent mis sur le banc des accusés. L’objectif de cette étude est de confronter les multiples courants d’opinions et les points de vue de ses contemporains, afin de souligner l’exagération de leurs critiques à son égard. Richelieu était-il intolérant ou tolérant ? Antéchrist ou sauveur de la France ? Tyran ou homme d’avant-garde ? Cette enquête se propose de revisiter les clichés qui continuent à circuler de nos jours à son sujet.
Richelieu vu par Alexandre Dumas, Cholet, Editions Pays et Terroirs, 2019, 135 p. En vente sur ce site.

C’est dans Les Trois Mousquetaires, œuvre mondialement connue, qu’Alexandre Dumas forge le portrait de Richelieu. Le romancier prétend s’être inspiré des Mémoires de d’Artagnan, écrites par Gatien de Courtilz. Cette étude a pour objectif de rétablir la vérité qui se cache derrière le mythe de « l’homme rouge », en montrant qu’Alexandre Dumas a également puisé ses références chez des auteurs peu fiables du XVIIe siècle, qui voulaient dénigrer la politique du ministre de Louis XIII. Ces écrits furent une mine d’inspiration pour notre auteur à l’imagination fertile. Les protagonistes des romans d’Alexandre Dumas ont été caricaturés, tandis que les faits historiques, tels l’énigme des ferrets de la reine ou le siège de la Rochelle, ont subi un véritable processus de distorsion. Cette approche, qui confronte l’histoire et la littérature, apporte un éclairage novateur à l’œuvre d’Alexandre Dumas.
Le rôle de Vincent de Paul à Richelieu
Vincent de Paul à Richelieu, Cholet, Éditions Pays et Terroirs, 2017, 130 p. En vente sur ce site.

Lorsque le cardinal de Richelieu (1585-1642) fonde sa ville nouvelle en 1631, il veut en faire la vitrine du pouvoir, face aux grands mais aussi face aux protestants, nombreux dans la région en ce début du XVIIe siècle. En tant qu’homme d’Eglise, il se doit de mettre en place la réforme voulue par le Concile de Trente au siècle précédent. C’est ce qu’il a fait à Luçon dans les années 1610-1620. Le problème qui se pose pour lui dans les années 1630, c’est qu’il est alors absorbé par les affaires de l’Etat. Il est devenu le principal ministre de Louis XIII et n’a pas le temps de mettre lui-même en place cette Contre-Réforme dans sa ville nouvelle. Il fait appel à Vincent de Paul (1581-1660) qui, dès 1638, se rend à Richelieu et y fonde une mission. Sept prêtres lazaristes sont chargés de raviver la foi du peuple et de regagner du terrain sur les protestants, à la fois dans la ville nouvelle et dans l’ensemble du duché. Mais Vincent de Paul ne se contente pas d’appliquer les décisions réformatrices du Concile de Trente. Pour lui la charité fait partie des œuvres de la foi. Il fait venir deux Filles de la Charité, pour secourir les malades et les pauvres.
Richelieu et Vincent de Paul étaient faits pour se rencontrer, car ils avaient les mêmes objectifs : améliorer la formation du clergé et raviver la foi du peuple. Ils avaient aussi l’intention de ramener les brebis égarées par l’hérésie dans le droit chemin du catholicisme. Tous les deux étaient des hommes d’action, déterminés à agir concrètement contre les maux de l’Eglise.
Les vitraux de la Sainte Chapelle de Champigny-sur-Veude
Images de Saint Louis dans les vitraux de Champigny-sur-Veude, Cholet, Editions Pays et Terroirs, 2007, rééd. 2016, 90 p. Compte-rendu de lecture dans Le Figaro Histoire, N¨°51, août-septembre 2020, p. 118-125. En vente sur ce site.

En dehors du témoignage essentiel de Joinville, un important recueil de biographies de Louis IX a été rédigé par les hagiographes du XIIIe siècle. Ce corpus a été écrit pour glorifier le roi, en vue de sa canonisation. Il s’agit là d’un roi mythique, non vraiment celui de l’histoire. Trois images principales s’en dégagent : un roi héritier des rois de l’Ancien Testament, un roi qui est parti en croisade pour rencontrer le Christ et un roi thaumaturge, qui a pratiqué la charité envers les pauvres. Certes, les images de Saint Louis proposées dans les vitraux de la Sainte chapelle de Champigny-sur-Veude, bien que postérieures de deux siècles aux sources textuelles, concordent avec ce portrait idéalisé. Mais, enrichies par les sources humanistes de la Renaissance, elles véhiculent un message bien spécifique, qui vise aussi à célébrer les hauts faits de Louis Ier de Bourbon, fondateur de la Sainte Chapelle.
Pour commander les ouvrages publiés dans le cadre des activités de la Société Historique Connaissance du Pays de Richelieu, voir la boutique
Les ducs de Richelieu et la ville de Chinon
Histoire de Chinon, des origines à nos jours, Graphival, Joué-les-Tours, 2018, 312 p., rééd. La Simarre, 2021 – en vente en librairie –

La ville de Chinon est connue pour son passé prestigieux : résidence des rois Plantagenêt, lieu de détention pour les Templiers, cité royale et lieu de réception de Jeanne d’Arc par Charles VII… Dès le XIXe siècle, son histoire a fait l’objet de plusieurs études, mais seulement partielles. Tout un pan de son passé restait inexploré. Cette étude présente l’histoire de Chinon dans sa globalité, afin d’expliciter ses transformations à la fois urbanistiques, économiques et socio-culturelles jusqu’à nos jours. Comment une si prestigieuse cité va-t-elle surmonter le départ de la cour à la fin du XVe siècle, les destructions de la période révolutionnaire, les nombreux changements de régime durant le XIXe siècle, puis les conflits du XXe siècle ?
Cet ouvrage veut offrir au lecteur un ouvrage complet et de référence sur Chinon, classée en 2000 Ville d’Art et d’Histoire.
Le château de l’Islette

Le château de l’Islette, Editions La Simarre, 2022 (en collaboration avec Alain Salamagne, Véronique Mattiusi et Lucie Gaugain) – en vente en librairie –
Érigé sur la rive droite de l’Indre, le château de l’Islette a souvent été considéré comme une simple imitation du château d’Azay-le-Rideau, situé seulement à deux kilomètres. La tradition veut même que ce soient les ouvriers d’Azay qui l’aient construit… Comparé hâtivement à son voisin, il n’a eu droit jusqu’à aujourd’hui qu’à de rapides descriptions et notices historiques.
Cet ouvrage a pour objectif de remédier à cette lacune et de souligner les caractères intrinsèques de cette remarquable demeure tourangelle.
Le château de l’Islette mérite d’être reconnu pour lui-même, car il présente toutes les caractéristiques d’un grand château Renaissance et renferme de nombreux trésors, qui restent encore trop méconnus d’un large public.
Le château de La Motte-Feuilly

Le château de La Motte-Feuilly, Editions La Simarre, 2024 (en collaboration avec Christophe Charlier).
Le château de La Motte-Feuilly (Berry) est principalement connu pour avoir été la dernière demeure de Charlotte d’Albret, l’épouse délaissée de César Borgia, qui y résida depuis son acquisition en 1504 jusqu’à son décès en 1514. Certes, le château garde l’empreinte de cette période fastueuse, mais ses origines sont beaucoup plus anciennes. Les premières mentions remontent à la fin du 12e siècle. Au fil des héritages, mariages, ventes et adjudications, l’imposante forteresse féodale voit ensuite se succéder de grandes familles et des personnages de haut rang.
Malgré les vicissitudes du temps et les guerres qui se succèdent, la demeure berrichonne, transformée par ses propriétaires successifs, traverse les siècles.
Autres ouvrages
La christianisation de la région rhénane (IVe-VIIIe siècles), Presses Universitaires de Franche-Comté, Besançon, 2007, 2 volumes (214 p, 220 p). (= Thèse d’histoire soutenue à l’Université de Tours en 1998) – en vente en librairie –


Articles
« Du pont-levis au pont de pierre : genèse des ponts de Richelieu », Actes de la Quatrième Journée Inter-associative des Sociétés d’Histoire Anjou-Poitou-Touraine ( 1er juin 2024), 2024, p. 91-104.
« Les bâtisseurs du Pays de Richelieu et l’Italie » , Actes de la Troisième Journée Inter-associative des Sociétés d’Histoire Anjou-Poitou-Touraine ( 29 mai 2022), 2022, p. 29-40.
« Les missionnaires capucins », Bulletin de la Société d’Histoire de Chinon, 2020, p. 543-550.
« Les rues et la hiérarchie sociale : étude comparée des villes de Chinon et de Richelieu », Actes de la Deuxième Journée Inter-associative des Sociétés d’Histoire Anjou-Poitou-Touraine ( 27 mai 2018), 2018, p. 95-108.
« La Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude », Le Monde de la Bible, 223, décembre 2017, p. 126-130.
« La guerre de l’eau à Richelieu » , Actes de la Première Journée Inter-associative des Sociétés d’Histoire Anjou-Poitou-Touraine ( 22 mai 2016), 2016, p. 84-95.
« Le rôle de Vincent de Paul à Richelieu », Bulletin de la Société d’Histoire de Chinon, 2016, p. 1085-1098.
« La Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude et le rôle du cardinal de Givry », in : Les chapelles royales. De la gloire de Dieu à la gloire du prince, Actes du colloque de Lunéville (novembre 2010), CTHS, 2015, p. 37-47.
« Le comte Eon de Cély, témoin des transformations réalisées dans le château de Richelieu au XVIIIe siècle », Bulletin de la Société d’Histoire de Chinon, 2015, p. 889-904.
« Le Rivau. L’origine et l’histoire d’un château médiéval », Bulletin des Amis du Vieux Chinon, 2011, p. 419 – 441.
« La ville de Richelieu restitue sa place Cardinale », Bulletin des Amis du Vieux Chinon, 2010, p. 323-340.
« Romanité et germanité dans la région rhénane aux IVe-VIe siècles. Le témoignage des inscriptions chrétiennes », in : Etrangers dans la cité romaine, habiter une autre patrie, Actes du colloque de Valenciennes (14-15 octobre 2005), Presses Universitaires de Rennes, Rennes, 2007, p. 239-258. Article en ligne : https://books.openedition.org/pur/6750.
« Religious architecture and the mathematics during the late antiquity », in : Mathematics and the Divine, a historical study, (T. Koestsier, Vrije Universiteit, et L. Bergmans, Université de Paris IV, dir.), Amsterdam, 2005, p. 147-160. Ouvrage en ligne sur Google books.